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À propos de Oliver Rasmus 
Switzerland

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Oliver Rasmus — Créateur visuel, explorateur algorithmique

Né à Lugano en 1969, Oliver Rasmus est un artiste visuel et graphiste suisse dont le parcours professionnel s’est construit à la croisée du design, de la typographie, de la scénographie et de la narration visuelle. Formé à l’École Supérieure des Arts Appliqués de Lugano (ESAA) en graphisme et illustration, puis en sociologie de la communication à l’Université de Lausanne (UNIL), il développe depuis les années 1990 une pratique indépendante, exigeante et transversale.

Pendant plus de deux décennies, Oliver Rasmus a collaboré avec des institutions culturelles, scientifiques et sociales suisses — Société Suisse d’Ethnologie, Forum Suisse d’Étude des Migrations, Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN) — ainsi qu’avec des théâtres, des photographes, des architectes, des festivals et des maisons d’édition. Il conçoit des affiches, des catalogues, des livres, des identités visuelles et des dispositifs scénographiques, toujours avec une attention particulière à la lisibilité, à la tension graphique et à la charge symbolique des formes.

Son approche du graphisme repose sur une recherche constante d’équilibre entre complexité et simplicité. L’épure n’est jamais décorative : elle est le fruit d’un long travail de réflexion, de composition, de gestation. Oliver Rasmus conçoit chaque projet comme une partition visuelle, où typographie, rythme, silence et tension dialoguent. Il place la typographie à la source de son langage, et considère chaque composition comme une architecture fonctionnelle, où la forme ne doit jamais trahir le sens.

Cette rigueur l’a conduit, dès 2023, à explorer les outils algorithmiques non pas comme une rupture, mais comme une extension logique de son langage visuel. Refusant les simplifications autour de l’intelligence artificielle, Oliver Rasmus parle de systèmes algorithmiques, qu’il utilise comme des instruments de variation, de friction et de tension. Pour lui, l’IA n’est pas un générateur d’images, mais un espace de confrontation entre intention humaine et puissance computationnelle. Chaque visuel est le fruit d’un processus où la machine est mise au service d’une vision critique, esthétique et politique.

C’est dans ce contexte qu’il développe un cycle visuel en quatre volets : The Pink Series, The Black Series, The Green Series et The Blue Series. Ces séries chromatiques ne sont pas des exercices formels, mais des prises de position visuelles sur l’état du monde. Elles articulent couleur, composition et narration pour produire des images qui interrogent notre époque, nos croyances et nos aveuglements.

• The Pink Series (2024) détourne la douceur du rose pour interroger la surconsommation, la saturation émotionnelle et l’arrogance technologique. Présentée à Lugano, Buenos Aires et La Haye, elle marque le début d’un manifeste visuel. Le rose, rarement associé à la critique, devient ici un filtre corrosif, révélateur d’un monde saturé d’illusions.

• The Black Series (2024–2025) est une plongée dans les zones d’ombre, les effondrements, les silences. Elle évoque la disparition, la mémoire trouée, la perte de repères dans un monde fragmenté. Le noir y est traité comme matière, comme abîme, comme seuil.

• The Green Series (2025), interroge l’eau comme mémoire, interface et conscience. Elle propose une vision post-anthropocène où l’eau devient actrice du destin humain, capable du meilleur comme du pire. Les images, construites avec une précision algorithmique, mettent en scène des paysages instables, des figures hybrides, des architectures liquides. Cette série est visible sur Instagram et sur i-art.art, plateforme centrale de diffusion et de documentation du travail d’Oliver Rasmus.

• The Blue Series (2026), explore le bleu comme une expérience intérieure. C’est une traversée des strates de la mémoire, une confrontation au vertige et une immersion dans la profondeur. La série interroge notre rapport au temps, à l’oubli et à l’infini. Elle propose un voyage poétique où la couleur devient langage, révélant la fragilité des traces et la puissance des abîmes. Plus qu’un ensemble d’images, The Blue Series est une méditation sur ce qui persiste et ce qui disparaît, sur la tension entre la clarté et l’obscurité, entre la présence et l’effacement.

Lors des expositions précédentes, le public s’est montré particulièrement réceptif à la force visuelle et au propos critique des séries. Les retours ont confirmé l’impact émotionnel et intellectuel des images, ainsi que leur capacité à susciter débat, réflexion et fascination. Cette réception encourage Oliver Rasmus à poursuivre le développement de formats immersifs et à envisager de nouvelles formes de présentation.

Actuellement, il projette d’autres possibilités d’exposition et de participation à des événements en lien avec les images IA, dans lesquels son travail pourrait être projeté, mis en scène ou intégré à des dispositifs interactifs. Ces perspectives incluent des festivals, des conférences, des résidences et des collaborations avec des institutions engagées dans les questions de technologie, d’environnement et de mémoire visuelle.

À travers ces séries, Oliver Rasmus ne cherche pas à illustrer le monde : il le fracture, le réencode, le met en tension. Son travail avec l’IA est une manière de détourner les outils du présent pour en faire des vecteurs de critique, de conscience et de mise en alerte. Il compose ses images comme on construit des dispositifs de reconnaissance — des signaux visuels qui interrogent notre rapport au vivant, à la technologie, à la mémoire.

Actif sur les réseaux sociaux (@iartbyrasmus), il partage ses séries en cours, ses réflexions et ses appels à collaboration. Il prépare actuellement la parution du Volume 2 du livre The Pink Series, qui réunira une sélection des illustrations des trois premières séries, et développe des projets d’exposition immersive, de publication numérique et de médiation artistique.

Son ambition est claire : utiliser les outils du présent pour produire des images qui dérangent, qui provoquent, qui réveillent. L’art n’est pas pour lui un refuge, mais un champ de bataille visuel. Et l’intelligence artificielle, loin d’être une fin en soi, devient un révélateur — de nos croyances, de nos peurs, de nos mémoires.

Exhibitions
I-ART by Oliver Rasmus

2024 — June 15 — Generative Center Lugano (Switzerland) — Screening and Collective exhibition (Pink)

2025 — January 17 — Generative Center Lugano (Switzerland) — Screening and Publication (Pink & Black)

2025 — March 6 to 9 — Ai-Art Pop Up The Hague (Netherlands) — Collective exhibition (Black)

2025 — May 9 to June 9 — The Open Gallery Buenos Aires (Argentina) — Screening and Collective exhibition (Pink & Black)

2026 — January 31 — Generative Center Lugano (Switzerland) — Screening and Collective exhibition (Pink & Black & Green)

2026 — March 14 — Gen-IA Creative Day Alicante (Spain) — Screening and Collective exhibition (Blue)

Upcoming exhibitions

Late 2026 / Early 2027 — Generative Center Lugano (Switzerland) — Personal exhibition, Screening and Publication (Pink & Black & Green & Blue)

© I-ART by Oliver Rasmus Switzerland